dimanche 24 mars 2013

Tiers lieux: stratégie d’acteurs locaux

A l’occasion du Tour de France du télétravail et des tiers lieux, un bilan a été dressé dans un Livre blanc. Depuis la note de synthèse de France Développement Local publiée en 2010 sur le télétravail en France,  le document estime que l’hexagone « comble son retard », souligne l’évolution des organisations de travail plus flexibles tout en relevant les résistances au changement. Ainsi, selon LBMG Worklabs, en 2011, 16,7 % de la population active française travaillerait en dehors de son bureau plus d’un jour par semaine. Cependant, si en 2012 la loi est venue sécuriser les pratiques, le « télétravail gris » reste la règle (67 % des télétravailleurs sont dans un cadre non-formalisé).

L’enjeu du télétravail concerne aussi bien le salarié, l’entreprise mais aussi les territoires. Le livre blanc recense près de 150 tiers lieux existants et près autant en projet. Pour les zones rurales, il est souligné que le soutien des collectivités est prépondérant dans l’émergence des télécentres.
Ce type de projet est d’ailleurs le plus souvent intégré dans les politiques plus larges de développement économique ou d’attractivité territoriale : « Le but étant de favoriser l’arrivée de nouveaux habitants sur le territoire attirés par les infrastructures numériques et le cadre de vie ou de redynamiser des zones d’activités avec des métiers d’avenir source de développement économique et d’attraction de talents ».

Ces approches renvoient à l’étude de Bruno Moriset, que FDL s’était fait échos, une des plus aboutie, sur le développement du télétravail et des télécentres en faveur des espaces ruraux.

Au travers ces conclusions, France Développement Local rappelle l’importance de l’essor des tiers-lieux dont les télécentres et espaces de coworking sur l’ensemble du territoire.

Erwan Charpentier

Pour  consulter le Livre Blanc sur le télétravail et les tiers lieux :

Pour consulter l’étude sur les télécentres ruraux :

Pour consulter la note France Développement Local sur le télétravail :

vendredi 18 janvier 2013

Transition énergétique: Mobilisation autour de la décentralisation

L'Alliance pour l'Energie Locale vient de développer un argumentaire autour de 12 bonnes raisons pour décentraliser les responsabilités énergétiques.  Le document est à l'usage des parties prenantes de l'organisation intervant dans le débat national sur la transition énergétique.

Plus d'information :

http://www.energy-cities.eu/IMG/pdf/12_bonnes_raisons_de_decentraliser_EC.pdf

Par ailleurs, le Réseau énergie climat publie une étude détaillée sur la gouvernance territoriale. Pour RAC-F, "l’enjeu est crucial". Il doit "permettre aux collectivités et à leurs citoyens de se réapproprier les questions énergétiques et climatiques".

Etude consultable sous le lien suivant :

samedi 20 octobre 2012

La question de l’aménagement numérique des territoires

Très haut débit, réseau intelligent,  révolution numérique, « l’aménagement numérique n’est pas qu’un sujet technique, un sujet d’opérateurs ou de quelques élus spécialisés, c’est un des sujets majeurs de la question de l’aménagement du territoire »,…  et in fine le risque de fracture numérique pour les territoires.

http://www.territoires.gouv.fr/IMG/pdf/121019_Discours_AVICCA.pdf

dimanche 16 septembre 2012

Du dogmatisme dans le ferroviaire

A la faveur d’une étude réalisée pour le PREDIT portant sur l’impact de l’ouverture à la concurrence dans le transport ferroviaire régional de voyageurs sur la consommation d’énergie et sur les émissions de carbone, la question de la DSP, initiée par le rapport Grignon sur les conditions pour une expérimentation portant sur l’ouverture a la concurrence, est ravivée.

A ce titre, une feuille de route établie par le précédent Gouvernement à la suite des Assises du ferroviaire prévoyait une ouverture expérimentale pour les TET (trains d’équilibre du territoire) en 2014 et pour les TER, à la date d’échéance de leur conventionnement pour les Régions qui le souhaitaient.

Relayant les résultats de l’étude, la FNAUT (Fédération des usagers) s’alerte sur les menaces qui pèsent sur l’avenir du TER. La Fédération rappelle qu’en 2009, la Cour des Comptes proposait déjà de transférer massivement sur route les services ferroviaires TER pour les lignes peu utilisées. Néanmoins, cette même Cour des Comptes avait suggéré qu’une ouverture à la concurrence pourrait permettre de faire évoluer favorablement les coûts et les recettes du TER.

La FNAUT rappelle s’être toujours opposée au sort dévolu sur les lignes fragiles: « investissement sacrifié, coût de production élevé de la SNCF, détérioration de l’offre, régression des recettes, et finalement transfert sur route contre la volonté des usagers qui perçoivent généralement le car, par rapport au train, comme un mode de transport low-cost ».

Ainsi, la Fédération des usagers soutien l’expérimentation de la délégation de service public (DSP) estimant  que  « le transfert sur route est une démarche défaitiste ». L’organisation souligne notamment que « la DSP permet au contraire d’améliorer le rapport recettes/dépenses, d’éviter les transferts sur route et d’amorcer un cercle vertueux permettant de développer le TER et d’économiser l’énergie et les émissions de CO2 ».

Etude réalisée pour le PREDIT par les cabinets Beauvais Consultants, KCW et Rail Concept – Etude sur demande à « France Développement Local » : agirlocal@gmail.com 


vendredi 23 mars 2012

Vision bretonne de la politique urbaine

Le modèle urbain breton structuré autour d’une métropole mais aussi et surtout un nombre élevé de villes petites et moyennes serait-il le modèle structurant des territoires ?

Pour l’association Odissée dans le cadre de sa publication « l’état social de la France », il est souligné que les critères de performance économique et de performance sociale sont en Bretagne du fait de la multiplicité des villes petites et moyennes bien liées à leur tissu rural.

Cette analyse est également relayée par Bretagne Prospective qui estime que cette organisation urbaine serait en réalité très moderne. « Elle évite la présence de villes dilatées qui multiplient les navettes entre les lieux de résidence et d’emplois et renforcent sans contestation l’exclusion et la ségrégation. Elle permet au contraire un aménagement équilibré des territoires ».
Ainsi, le modèle de l’armature urbaine bretonne semble vouloir s’opposer à politique nationale de la ville « privilégiant de grands ensembles administrés sous forme de métropoles ».

Sujet à débat ouvert, cette thématique a été au cœur des débats des agences d’urbanisme et de développement de Bretagne (Brest, Lorient, Quimper-Cornouaille, Rennes et Côtes d’Armor) dans le cadre des Rencontres consacrées à l’avenir des villes en Bretagne.

mercredi 7 mars 2012

Regards croisés autour du ferroviaire après 2012

A l’occasion de l’élection Présidentielle, Louis NEGRE, sénateur maire de Cagnes-sur-Mer, coprésident de TDIE et Bernard SOULAGE, président des Villes et Régions de la Grande Vitesse, expert de la politique des transports, portent un regard croisé sur la question ferroviaire française.

Dans l'ouvrage "Quel rail après 2012? Le temps du politique est venu; Louis Negre s'interroge sur la façon de « sauver un système en voie d’implosion sous nos yeux ? » « Face à un monde qui bouge considérablement et rapidement, comment ne pas rater à nouveau ce rendez-vous de l’histoire ? ».

Avenir des TER et de la Très grande vitesse, échec du fret, enjeux de l’intermodalité, conditions d’une ouverture à la concurrence réussie, maintien de la sécurité, choix d’organisation et approche managériale, priorités d’action et compétitivité … « Parler vrai », éclairer les éléments du système, inciter aux choix, telle est l’ambition sans concession de ce débat, en forme d’interpellation.


L’ouvrage est disponible en librairie le 15 mars 2012